L’industrie textile imposée pour ses invendus

11Mar

Chaque année, 4 millions de tonnes de vêtements finissent à la poubelle. L’’industrie textile pousse à l’exploitation de nos ressources naturelles ainsi qu’au gaspillage de masse. C’est donc une véritable source de pollution pour notre  planète.

Afin de mettre un terme au gaspillage vestimentaire, le gouvernement «prévoira une disposition interdisant aux marques l’élimination de leurs invendus», dans le projet de loi sur l’économie circulaire établit parla secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique. 

En attendant le vote fin 2019 de cette loi, Guillaume Simonin, directeur des affaires économiques de l’Alliance du commerce qui regroupe des grands groupes comme H, les galeries Lafayette ou encore Monoprix, a affirmé que «Tout metteur sur le marché d’un produit textile devra trouver une solution pour écouler ses invendus, en rentrant par exemple leurs produits abîmés ou utilisés dans un circuit de recyclage». En effet, l’électif a pour ambition une amende d’un montant de 450€ par vêtement, un moyen de forcer les grandes industries à trouver des alternatives pour leurs produits invendus.

Le phénomène de la “fast fashion” qui fonctionne dépassant les 10 collections par an est l’un des principaux responsable de l’entrée du gaspillage vestimentaire dans le débat public. Les entreprises possèdent plusieurs options quand à l’avenir de leurs invendus.

Elles ont la possibilité de les revendre en outlet à des soldeurs ou destockeurs à des prix dégriffés, mais certaine enseigne gèrent leurs invendus sur le continent Africain. C’est le cas de ZARA et pull&bear qui revendent leurs pièces à des magasins sans marques au Sénégal créant des stands éphémères pour revendre les articles.

L’association le Relais reprend 111 000 tonnes de vêtements d’occasion chaque année est également sollicitée par les marques pour détruire, recycler en chiffons, serviettes ou autres textiles. Mais la solution la plus répandue reste celle du don aux associations. En France, la moitié des invendus est donnée selon l’Alliance du commerce.

Cette amende s’inscrirait donc la volonté de l’Etat de réduire le gaspillage et faire de nos déchets de nouvelles ressources. 

LAISSER UN COMMENTAIRE